| Accueil | Actualités | En cours |

Boulangeries

Depuis plusieurs années Partage/Tlani entretien de fructueuses relations avec un groupement de boulangers mosellans qui mettent à sa disposition des installations de collègues cessant leur activité. Entre 2007 et 2010, trois installations de boulangerie comprenant fours, pétrins et accessoires, ont été démontés à Lorquin, Volmerange et Freistroff. Ils ont été expédiés par conteneur jusqu’au Burkina-Faso et ont été remontés à Nouna, Mogteedo et Banfora où ils sont gérés de façon associative.

Pour chaque installation, Partage/Tlani a offert un prêt de 7 500 €, sans intérêt, remboursable en 5 ans, pour couvrir les frais de remontage et de démarrage. La mise en service de ces trois boulangeries a permis la création d’une vingtaine d’emplois salariés et autant d’emploi de revendeurs.

Image 1

Le démarrage de la boulangerie de Mogteedo a été un franc succès et le four, avec une production journalière de plus de 3000 baguettes, s’avère déjà trop petit. En moins de 2 ans, 50 % du prêt accordé au démarrage a déjà été remboursé.

A ce jour, il est encore difficile de se faire une idée précise de la rentabilité de la boulangerie de Banfora en raison de sa récente mise en service.

Image 2

En ce qui concerne celle de Nouna, une visite impromptue d’une délégation de Partage/Tlani a laissé une impression mitigée aux visiteurs. Elle fonctionne depuis plus d’un an et fournit un pain d’excellente qualité. Son ouverture a permis la création d’une dizaine d’emplois pour la fabrication et la vente. Bien que le bilan financier soit légèrement positif, l’organisation du travail est critiquable. Le propriétaire, l’OCADES, a en fait laissé la direction effective à un maître-boulanger qui assure la responsabilité de la fabrication et de la vente, sans contrôle strict des rentrées d’argent. La mise en place d’un système de distribution coûteux, ayant nécessité l’achat de 2 motos, ne paraît pas être une solution adéquate de vente de pains à distance. Si l’on y ajoute une mauvaise signalisation de la localisation de la boulangerie, il y a suffisamment de raisons pour comprendre pourquoi le fonctionnement de la boulangerie de Nouna est bien moins satisfaisant que les deux autres fournils installés par l’association au Burkina.

Image 3

Ces remarques ont été faites aux responsables de l’OCADES lors d’une réunion et elles ont été confirmées par courrier dès le retour de la délégation.